Pas question de licencier un salarié parce qu'il est malade. Ce serait une discrimination fondée sur l'état de santé, et donc un licenciement nul.
L'employeur peut en revanche se prévaloir de la situation objective de l'entreprise : une absence prolongée ou répétée pour maladie non professionnelle peut justifier un licenciement si deux conditions sont réunies :
🔷 elle perturbe le fonctionnement de l'entreprise (et non du simple service !)
🔷 le remplacement définitif du salarié est nécessaire, c'est-à-dire l'embauche d'un autre salarié en CDI, à une date proche du licenciement
C'est le licenciement en raison de l'absence prolongée ou répétée désorganisant l'entreprise.
Si l'employeur ne prouve ni la désorganisation ni le remplacement dans un délai raisonnable, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse, et non nul (Cass. soc., 9 septembre 2026, n° 25-14.356).
🔎 Quelle différence entre un licenciement sans cause réelle et sérieuse et un licenciement nul ?
▪️ Le salarié ne réintègre pas automatiquement l'entreprise.
▪️ L'indemnisation est encadrée par le barème Macron (art. L. 1235-3 du Code du travail) : elle dépend donc de l'ancienneté du salarié.
📄 Petit conseil pratique : analysez bien la lettre de licenciement. La désorganisation doit venir des absences du salarié, et de rien d'autre. Si l'employeur invoque par exemple des difficultés économiques ou la réorganisation d'un secteur, antérieures à l'absence et sans lien avec elle, le motif de licenciement est sérieusement contestable.